CrushON : lutter contre la fast-fashion avec la mode vintage - freetxp

CrushON : lutter contre la fast-fashion avec la mode vintage

CrushON : la friperie 2.0 anti fast-fashion.  est Topiste sur Carenews.  Credit : CrushON

CrushON : la friperie 2.0 anti fast-fashion. est Topiste sur Carenews. Credit : CrushON

Top 50 de l’entrepreneuriat à impact 2021

Cet article est issu du Top 50 de l’entrepreneuriat à impact 2021. Initié par Carenews, piloté par HAATCH et l’ESSEC et soutenu par BNP Paribas, ce classement dévoile les 50 structures (entreprises, associations, coopératives) les plus impactantes de 2021 . ou la mesure d’impact.

Qui êtes-vous ?

Trois amis de longue date, trois fans de vintage, nous sommes toujours fourrés dans les friperies pour y dénicher la perle rare. Maxime, notre CEO, est diplômé en finance et informatique à HEC Montréal. Ilhem et moi avons réalisé un master en management de la mode à l’école Mod’Art international. Nous avons lancé CrushON tous les trois lorsque nous étions encore étudiants et nous sommes maintenant plus de 15 dans l’équipe !

Comment est née l’idée de CrushON ?

CrushON est avant tout une histoire qui s’est lancée en discutant avec les gérants des friperies dans lesquelles nous allions chiner. Nous sommes partis du double constat que: l’industrie de la mode n’est plus viable d’un point de vue socio-environnemental et il existe suffisamment de vêtements sur terre pour ne pas avoir à en produire de nouveaux ! Nous avons fondé CrushON en 2018 afin de démocratiser la mode circulaire et faire de la seconde-main, la première alternative de consommation viable et durable du textile face à la fast fashion! CrushON permet à tout consommateur d’accéder à une mode unique, écologique et abordable, en ligne et en magasin, grâce à une plateforme de vente en ligne regroupant plus de 1 300 friperies et créateurs partenaires. Des Vintage Markets sont organisés plusieurs fois par mois en France et en Allemagne, et il existe deux boutiques physiques aux Galeries Lafayette et à Westfield Les 4 Temps.

Quelle est l’histoire de votre nom CrushON ?

CrushON, ou “crunch on” signifie coup de coeur en anglais, car en entrant dans une friperie traditionnelle on ne sait jamais ce que l’on va y trouver, tout marche au coup de coeur.

Pourquoi avoir choisi de transformer l’industrie de la mode ? Et d’où vous est venue cette vocation de travailler sur les dérives de l’industrie de la mode ?

Passionnés tous les trois de mode, nous ne pouvions pas travailler dans l’industrie telle qu’elle existe aujourd’hui : dégradante pour la planète et pour ses habitants. Ilhem a réalisé son mémoire de fin d’études sur la digitalisation des friperies et a découvert un vrai besoin de la part de ces acteurs qui souhaitent développer leur activité sur différents canaux de vente. Aujourd’hui, CrushON fédère plus de 1 300 boutiques vintages indépendantes et leur offre des opportunites de vente, à la fois en ligne et en physique, afin qu’elles puissent vivre de leur passion.

En quoi votre solution est-elle différente de toutes les marketplaces de mode de seconde main (Vinted, Videdressing, Vestiaire Collective…) ?

CrushON propose une of qualité, a uniquement par des professionnels de la mode vintage. La sélection rigoureuse de vêtements vintages par nos friperies nous permet mécaniquement de proposing une fée de meilleure qualité aux consommators, en comparaison avec les solutions C2C.

Cependant, nous incitons les vendeurs de la CrushON Family à pratiquer les mêmes prix qu’en boutique afin de conserver l’expérience authentique du vintage, mais depuis chez soi !

C’est quoi au juste la mode circulaire ?

À la différence d’une mode linéaire qui transforme la matière en vêtements puis en déchets, sans réutilisation envisageable, la mode circulaire réutilise et recycle la matière à l’infini en recréant constamment de la valeur.

Est-ce « à impact » de vendre des vêtements déjà utilisés ?

Nous venons justement de sortir un rapport chiffré de notre impact en 2021 ! Grâce à l’ensemble des achats de seconde main réalisés sur CrushON, nous avons permis d’économiser 94 millions de litres d’eau en 2021 (soit l’équivalent de plus de 1,5 million de douches).

En 2022, l’achat de seconde main est-il encore tabou ?

Malheureusement oui ! De nombreux préjugés collent à la peau de la mode de seconde main: « ce sont des vêtements ringards », « ce n’est pas propre ». Aujourd’hui, démocratiser le vintage signifie aussi lever le rideau sur cette industrie encore méconnue et briser un à un tous ces préjugés qui la desservent.

Quels sont les problèmes posés par l’achat de vêtements dans le circuit dit classique ?

L’industrie de la mode est responsable de 8 à 10 % des émissions mondiales de CO2 ; c’est plus que tous les vols internationaux et le transport maritime combinés. Or, nous achetons aujourd’hui en moyenne 60 % plus de vêtements qu’il ya 20 ans, et nous les gardons deux fois moins longtemps. Ce rythme de production et de consommation détruit nos ressources sans respect pour la planète et pour ses habitants. À ce titre, la mode de seconde main offre un moyen concret d’agir positivement sur l’impact de la consommation à l’échelle de la société.

Avez-vous levé des fonds l’année dernière ? Si oui quels sont vos objectifs ?

En plus de Bpifrance et la Région Île-de-France, nous sommes actuellement soutenus par des business angels experts dans la tech, l’e-commerce, le recyclage textile et l’impact. Notre objectif en 2022 est de devenir la plateforme omnicanale numéro 1 de la mode circulaire en Europe.

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